A la folie, épisode 2

Il y a quelques années, j’avais proposé à Paola Grieco, alors responsable éditoriale de Gulf Stream éditeur, un nouvel abécédaire pour sa collection Et toc ! dans laquelle nous avions déjà publié un titre sur le développement durable, écrit avec Sylvie Muniglia, livre aujourd’hui épuisé, nommé Vers un monde alternatif.

Un abécédaire sur la folie… Rien que ça… Le but n’étant aucunement d’être exhaustif. Ne pas faire le tour de la question mais proposer quelques pistes.

Je l’ai retrouvé dans mes archives. Le livre n’a jamais existé parce que la collection s’est arrêtée. Mais le chantier était presque achevé.

Vous y piocherez peut-être des choses, ici ou là.

Aujourd’hui les lettres D à H. La suite au prochain épisode…

 

D comme Drogue

La consommation de substances psychotropes, c’est-à-dire qui modifient le comportement (perception, sensation, humeur, conscience), qu’elles soient légales ou illégales, naturelles (alcool, haschich) ou chimiques (cocaïne, héroïne, LSD), peut altérer le fonctionnement du cerveau et mener à l’apparition de psychoses.

Le LSD, puissant hallucinogène chimique, a été largement utilisé dans les années 50 à 70 par la contre-culture américaine et diffusé dans les milieux de la musique et du cinéma. Les chantres du mouvement psychédélique en faisaient grand usage. La consommation du LSD a été interdite aux États-Unis et en Angleterre dès le milieu des années 60. On donnera deux exemples célèbres pour montrer les effets désastreux de cette substance, au niveau psychique.

En 1968, Syd Barrett est exclu du groupe Pink Floyd en raison de ses comportements trop instables dus à la consommation massive de LSD. Après quelques enregistrements en solo, il prend sa retraite en 1975 (dès 29 ans donc) et vit reclus, en ermite, jusqu’à sa mort en 2006. Dépressif à cause du LSD ? Difficile à prouver. Surtout que de nombreuses infos contradictoires sur Barrett entretiennent la légende. Mais enfin, on peut penser qu’il a tout de même fichu en l’air une sacrée carrière potentielle, non ?

Idem ou pas loin pour Brian Wilson, le leader des Beach Boys. Après le succès colossal de Pet sounds, album mythique dans lequel les californiens rendent même les Beatles jaloux, Brian Wilson envisage d’enregistrer son chef-d’œuvre. Surviennent alors pour lui plusieurs décennies de dépression profonde et de séjours en psychiatrie. Smile sera finalement enregistré au début des années 2000, après une grande partie de vie qui s’apparente à une traversée de l’enfer. Avant de sombrer, Wilson était un grand consommateur de LSD. CQFD. Alors après de si beaux gâchis, prends garde à toi. Drogue et folie font souvent bon ménage.

 

E comme Électrochocs

L’idée d’utiliser le choc électrique pour soigner des malades atteints de certains troubles mentaux est venue au neuropsychiatre italien Ugo Cerletti (1877-1963) en visitant les abattoirs de Rome. Certains médecins ont de drôles de passe-temps, tout de même ! Pour mettre à mort les animaux sans qu’ils souffrent, on fait passer en effet un violent courant électrique dans leur tête. Ils perdent alors connaissance. Eh oui, avant de les manger, il faut bien tuer les bêtes…

Chez l’animal comme chez l’humain, l’électrochoc produit une forme de coma. On provoque artificiellement une crise d’épilepsie. Et cette décharge électrique permettrait apparemment d’« apaiser » certains patients.

Dans des pathologies telles que les dépressions profondes, la technique est rapidement adoptée, la pharmacopée de l’époque étant encore assez pauvre en termes d’antidépresseurs. Des résultats sont constatés. Une amélioration à court terme pour quelques patients, même si la méthode est violente par ailleurs, et présente des effets secondaires, notamment sur le fonctionnement de la mémoire et des fonctions cognitives. De plus, la sismothérapie (non scientifique des électrochocs) n’est pas forcément prescrite à bon escient. Apparemment, dans certains hôpitaux, elle sert davantage à punir des patients récalcitrants qu’à les soigner. La méthode est décriée souvent, à partir des années 70, abandonnée presque, considérée comme barbare, interdite même dans de nombreux pays.

Aujourd’hui rebaptisée plus « poétiquement » électroconvulsiothérapie, pour éviter d’employer des mots qui fâchent, l’ECT est toujours prescrite en France par exemple, dans certaines formes graves de dépressions, quand les médicaments se sont révélés inefficaces. Sa pratique est davantage réglementée qu’elle ne l’a été. Le patient subit en effet l’ECT sous anesthésie générale et doit donner son consentement pour recevoir ce type de traitement.

F comme Fanatisme

Le fanatique est-il fada pourrait demander légitimement un Marseillais ? Sans doute un peu, voire beaucoup, mais pas au sens psychiatrique en tout cas. Le fanatisme n’est pas référencé dans les dictionnaires de médecine comme une maladie mentale. Pourtant, entre fana et fada, il n’y a qu’un pas. Et fanatique vient du latin fanaticus qui peut signifier « inspiré, en délire ».

On le lit chaque jour dans les journaux, et depuis longtemps, le fanatique est prêt à tout, au nom d’une idéologie ou d’une religion. À tout, c’est-à-dire à tuer par exemple et à mourir aussi. Du côté de ceux qu’on surnomme aisément les fous de dieu, on pensera aux Talibans ou aux islamistes radicaux peut-être, mais l’histoire est jonchée d’actes terribles qu’on peut attribuer au même genre d’individus, même si ces derniers portent d’autres noms. La volonté d’imposer telle ou telle religion a souvent débouché sur des massacres qu’on peut attribuer à des fanatiques. Dans Tuez-les tous, essai au titre évocateur paru en 2006, les historiens Elie Barnavi et Anthony Rowley passent au crible une période s’étendant du VIIe au XXIe siècle. On y retrouve les Croisades, le massacre de la Saint-Barthélemy ou plus près de nous, les actions d’Al Qaïda et de Ben Laden.

Manipulation mentale. Lavage de cerveaux. Bourrage de crâne. Endoctrinement. Quand il s’agit d’asseoir le pouvoir d’un despote ou d’imposer une religion, parfois les deux à la fois, l’humain ne montre pas son meilleur profil. Certains sont prêts à tout pour créer des bombes humaines. La question qui brûle les lèvres est la suivante : Peut-on fabriquer des psychopathes ? D’une certaine façon, on peut répondre par l’affirmative. Le fanatique n’a pas toute sa tête. Une partie de son cerveau ne lui appartient plus. C’est un fada !

 

F comme Fête des fous

Les Fêtes des fous apparaissent dès les premiers siècles du Moyen Âge. Au même titre que le carnaval, elles sont les héritières des Saturnales de l’époque romaine. Ces rites d’inversion permettent le défoulement. Elles ont lieu entre le 17 et le 23 décembre de chaque année. Les clercs et les membres du bas clergé commencent par élire un abbé des fous. On boit, on chante des psaumes grotesques. On choisit ensuite dans la foule un évêque ou un pape des fous puis l’élu est mené chez lui perché sur un tonneau ou sur un âne.

La Fête des fous investit les cathédrales. On mange du cochon sur l’autel. Les rituels religieux sont parodiés. Suit un grand défilé dans les rues, copieusement arrosé. En 1451, le chapitre d’Évreux menace : « Nous défendons, sous peine d’excommunication que toutes personnes ecclésiastiques dépendant de nous exercent dans notre église n’importe quelles facéties, insolences ou impudicités, jeux déshonnêtes. » Il y a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas. Malgré ces interdictions, les Fêtes des fous perdureront un moment.

Au XIXe siècle, certaines gravures en attestent, des bals sont organisés une fois par an dans plusieurs établissements psychiatriques parisiens. Le bal des folles de La Salpêtrière fait même apparemment se déplacer quelques journalistes. On n’est plus ici dans l’inversion des rôles du type carnaval mais bien dans un hôpital transformé pour quelques heures en salle de bal au milieu de laquelle les patientes, costumées, bénéficient d’une certaine liberté. L’écrivain Maxime Du Camp, ami de Flaubert, se rappelle avoir assisté à l’un de ses bals, à la Salpêtrière : « Une autre fois, j’ai assisté à un bal costumé donné aux folles ; on leur avait ouvert le magasin aux vêtements, et elles étaient coiffées selon leur goût, en marquise, en laitière ou en pierrette. Généralement, la folie des femmes est bien plus intéressante que celle des hommes ; l’homme est presque toujours farouche, fermé, obtus ; il raisonne même dans le déraisonnement ; la femme, qui est un être d’expansion universelle, exagère son rôle, parle, gesticule, raconte et initie, du premier coup, à tous les mystères de son aberration. » C’est curieux de lire ces lignes. On les croirait revenues d’un âge préhistorique. Et les hommes sont comme ça. Et les femmes sont comme ça. Un peu sexiste, non, ce Maxime Du Camp !

 

F comme Folie

Quel intérêt y a-t-il, dans un abécédaire consacré entièrement à la folie, à proposer une entrée folie ? Alors, hein, quel intérêt ? Eh bien figure-toi qu’ici, il sera question d’architecture et non de médecine. Ceci explique cela.

Apparues au XVIIe siècle et construites principalement au XIXe, les folies sont des maisons édifiées en périphérie des villes par les plus riches. Elles se caractérisent par leur extravagance architecturale et un sens affirmé de la fantaisie. Ce sont des maisons de campagne, dédiées au divertissement de ceux qui ont les moyens. Elles renferment des boudoirs, des salles de bal, des jardins audacieux. Des demeures extravagantes, donc folles en quelque sorte.

Mais dans le domaine de l’étymologie, les historiens de la langue ne sont pas tous d’accord. Et les dernières recherches dans le domaine montrent que Furetière a sans doute fait fausse route au XVIIe dans son dictionnaire. Il écrit en effet : « Il y a (…) plusieurs maisons que le public a baptisées du nom de la folie, quand quelqu’un y a fait plus de dépenses qu’il ne pouvait, ou quand il a bâti de quelque manière extravagante.  » Mais en définitive, il y a de fortes chances, comme l’écrit Alain Rey dans son Dictionnaire de la langue française que le terme soit rattaché à celui de feuillée (abri de feuillage) et non pas de fol. La folie, ce serait donc plutôt un endroit où l’on se cache, se dissimule, pour être à l’abri des regards et entretenir par exemple des relations adultères. Folie est un faux ami. C’est vrai que dans Les liaisons dangereuses, roman emblématique du libertinage paru en 1782, il est question de ces drôles de maison.

Les folies ont laissé quelques traces dans le présent. Le quartier de la Folie-Méricourt par exemple, situé dans le nord du XIe arrondissement de Paris, porte le nom d’une luxueuse propriété de campagne construite par un certain Méricourt et rattrapée finalement par la ville.

 

F comme Frame Janet

En 1990, la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion tourne Un ange à ma table, son deuxième long-métrage. Il s’agit de l’adaptation de l’autobiographie d’une de ces auteures de prédilection, Janet Frame (1924-2004). Le film permettra à un large public de découvrir la vie et l’œuvre d’une femme dont le destin a été malheureusement lié de très près à la psychiatrie et aux dérives de cette dernière. Car s’il existe des erreurs judiciaires, le cas de l’auteure néo-zélandaise nous fait penser qu’il peut en aller de même en psychiatrie. On observe, on diagnostique et… on se trompe.

Institutrice, la jeune femme fait une dépression. Dans sa vie, un épisode traumatique évident. Elle a été marquée par la disparition de ses deux sœurs qui se sont noyées, à dix ans d’intervalle.

Internée, on diagnostique Janet Frame schizophrène. Elle restera huit ans enfermée et subira près de deux cents séances d’électrochocs. Le recours à la littérature et l’écriture de son « calvaire  thérapeutique » lui permettra d’échapper de peu à la lobotomie. Des examens effectués après sa sortie par d’autres médecins prouveront qu’elle ne souffrait aucunement de schizophrénie. Un tel parcours fait froid dans le dos.

Janet Frame raconte ce qu’elle a enduré durant ces années dans les trois volumes de son autobiographie et son expérience de la folie sert de base à l’écriture de la plupart de ses autres textes. Le roman Visages noyés, publié en 1961, est à ce titre assez saisissant. Il décrit le seul recours des fous face à la cruauté du monde : créer leur propre univers. La vision de Janet Frame est passionnante, justement, parce qu’elle n’est pas celle d’un médecin mais bien d’un malade et d’un écrivain.

En France l’œuvre de Janet Frame, restée confidentielle avant le film de Jane Campion, a été en partie publiée aux éditions Joëlle Losfeld. Quinze romans et quatre recueils de nouvelles constituent l’intégralité des textes de la néo-zélandaise mais ils ne sont pas tous disponibles en français. Janet Frame a failli à deux reprises recevoir le prix Nobel de littérature. Son œuvre singulière occupe une place grandissante dans l’histoire de la littérature. Elle est aujourd’hui, avec Katherine Mansfield, l’une des auteures néo-zélandaises les plus célèbres.

 

G comme Grossièretés

Les grossièretés et les insultes accompagnent bon nombre de pathologies liées à la folie. Le patient jure quand il se sent menacé, se révolte contre ceux qui tentent de l’entraver, etc. Un classique du genre…

En 1987, Raymond Depardon tourne Urgences, documentaire pour lequel le cinéaste s’est donné pour objectif de filmer le réel sans juger. La caméra se pose quelques mois au service des urgences psychiatrique de La Salpêtrière à Paris. Elle recueille un grand nombre de témoignages de malades. Une femme, perdue dans une démence liée à sa consommation d’alcool, réclame qu’on lui rende son enfant et les insultes fusent. Un peu plus loin, un homme amené par la police pour trouble de l’ordre public prend à parti un membre du service et lui demande comment il trouve le docteur (qui est une femme). Il déverse ensuite sur lui une longue litanie de propos salaces.

Que le malade soit délirant ou non, les insultes sont fréquentes. Surtout si l’on considère, comme le neuropsychiatre Henri Baruk, que « …le délire n’est pas un tissu d’absurdité mais l’expression de sentiments et de pensées qui concernent le fond même de l’humanité. »

Mais quand on lie folie et grossièreté, on croise vite la route d’une maladie singulière et qui a fait l’objet de quelques sketches et scènes de films comiques. Pourtant, s’il est d’apparence cocasse ou presque, le syndrome de Gilles de la Tourette (du nom du médecin qui a théorisé ce problème en 1885) peut se révéler très handicapant. La maladie est caractérisée d’abord par des tics et un manque de coordination motrice. Le patient se met ensuite, toujours involontairement, à imiter (écholalie) puis à insulter (coprolalie) son interlocuteur.

Tu sais ce qu’il te reste à faire si une grossièreté t’échappe un jour. Explique que tu es tout simplement victime de coprolalie. En plus, à défaut de passer pour quelqu’un de bien élevé, tu auras au moins l’air cultivé. Et toc !

 

H comme Handicap

On fait souvent la distinction entre handicap physique et mental mais pour trouver où placer la maladie mentale dans cette classification, il faut être précis. En effet, la confusion est aisée entre déficience intellectuelle et déficience psychique. D’autant que certaines personnes peuvent cumuler ces deux handicaps.

L’expression « handicap mental » qualifie à la fois une déficience intellectuelle (approche scientifique) et les conséquences qu’elle entraîne au quotidien (approche sociale et sociétale).

Le handicap mental se traduit par des difficultés plus ou moins importantes de réflexion, de conceptualisation, de communication, de décision, etc. On considère qu’une personne est déficiente intellectuellement si elle présente un quotient intellectuel inférieur à 69. La trisomie 21 (1 naissance sur 700) et le syndrome du X fragile (1 naissance sur 4 000 pour les garçons et 1 naissance sur 8 000 pour les filles) sont les handicaps les plus fréquents. Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), le handicap mental est caractérisé par « un déficit significatif du développement intellectuel associé à des limitations de comportement adaptatif se manifestant avant 18 ans ».

La déficience intellectuelle est à distinguer de la déficience psychique. Si des maladies mentales entrent également dans le champ du handicap (la schizophrénie, certaines formes d’autismes), les troubles dont souffrent alors les patients concernent principalement la vie relationnelle, la communication et le comportement.

Toute personne handicapée, en France, peut prétendre bénéficier, une fois adulte, d’une allocation spécifique appelée Allocation pour Adulte Handicapé. Versée par la Caisse d’Allocations Familiales, elle permet de garantir un revenu minimum aux personnes concernées.

 

H comme HDT

L’hospitalisation à la demande d’un tiers ou HDT intervient lorsque le patient n’est pas en mesure de comprendre la nécessité pour lui de recevoir des soins psychiatriques. Sont nécessaires : la demande manuscrite d’un tiers et les certificats médicaux circonstanciés de deux médecins dont l’un est extérieur à la structure d’accueil. Eh oui, le malade qui décroche de la réalité ne se rend pas forcément compte de la gravité de la situation et des dangers qu’il peut causer, à autrui ou à lui-même. Ces démarches sont bien souvent entreprises par son entourage proche, sa famille par exemple. Bon, je te vois sourire là. Mais non, ôte-toi cette drôle de pensée de la tête. Tu peux toujours courir pour essayer de faire enfermer ton pire ennemi en inventant une histoire à dormir debout. Maintenant, comment ne jamais avoir de doute et se dire que parfois, il pourrait bien arriver à la médecine de se tromper ? Ce genre d’erreur a d’ailleurs beaucoup fait fantasmer le cinéma et la télévision. On peut tirer de là des scénarios dignes d’un bon vieux numéro en noir et blanc de la série télévisée Alfred Hitckock présente.

Il existe une autre forme d’hospitalisation contrainte appelée hospitalisation d’office ou HO. Elle correspond au placement d’office de l’ancienne loi de 1848. Depuis 1990, ce type d’hospitalisation est ordonné par un arrêté préfectoral et s’accompagne d’un certificat médical rédigé par un médecin extérieur à l’établissement qui accueillera le patient.

En France, 70 000 personnes sont hospitalisées sans leur consentement par an. Cette mesure concerne environ 10 % des patients et n’est donc en aucune façon la norme, même si on a beaucoup fantasmé sur la notion d’internement abusif.

Il existe donc deux grands types de malades. Ceux qui viennent de leur plein gré recevoir des soins et ceux qu’on force à en recevoir.

L’évolution des traitements et le développement des neuroleptiques, notamment dans certaines pathologies incurables comme la schizophrénie, permettent aujourd’hui d’éviter un nombre significatif d’internement. Les malades vivent chez eux et sont tenus de prendre un traitement régulier qui les stabilise et leur permet de s’intégrer davantage au reste de la population.

Benoît BROYART

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