A la folie… épisode 1

Il y a quelques années, j’avais proposé à Paola Grieco, responsable éditoriale de Gulf Stream éditeur, un nouvel abécédaire pour sa collection Et toc ! dans laquelle nous avions déjà publié un titre sur le développement durable, écrit avec Sylvie Muniglia, livre aujourd’hui épuisé, nommé Vers un monde alternatif.

Un abécédaire sur la folie… Rien que ça… Le but n’étant aucunement d’être exhaustif. Ne pas faire le tour de la question mais proposer quelques pistes.

Je l’ai retrouvé dans mes archives. Le livre n’a jamais existé parce que la collection s’est arrêtée. Mais le chantier était presque achevé.

Vous y piocherez peut-être des choses, ici ou là.

Aujourd’hui les lettres A à C. La suite au prochain épisode

 

A comme Aliéniste

Le vocabulaire a son importance dans l’histoire de la folie. Jusqu’au XVIIIe siècle, le fou est un insensé. Notre ami, le Petit Robert, en donne la définition suivante : « Qui n’est pas sensé, dont les actes, les paroles sont contraires au bon sens, à la raison. » À cette époque, la folie est un grand fourre-tout dans lequel on enferme (au propre comme au figuré) des tas de gens sans discernement. Des fous, sans doute, mais aussi des délinquants, des criminels, des indigents. La folie, on n’en fait pas encore une maladie.

Sous l’influence de médecins comme Pinel (1745-1826) ou Esquirol (1772-1840), aliénistes fameux, le statut de la folie va radicalement changer. Les insensés vont devenir des aliénés. La conséquence est de taille. La folie devient une maladie, avant même l’arrivée du terme de psychiatrie (au XIXe siècle). Aliéné signifie, comme le précise Claude Quétel dans son impressionnante Histoire de la folie de l’antiquité à nos jours « étranger à l’autre mais aussi à soi-même ». L’aliéné vit ailleurs, hors de lui, et a généralement de gros problèmes pour communiquer. Les aliénistes vont être les premiers également à proposer une classification précise des troubles mentaux.

Longtemps, le statut de la maladie mentale sera régi par la Loi du 30 juin 1838, dite « Loi des aliénés ». Cette dernière prévoit en effet les modalités et les lieux d’internement des malades. Deux grands principes sont édictés. L’assistance d’abord. Chaque département possédera à l’avenir un établissement public dédié à l’accueil des malades mentaux. La protection ensuite. Celle du malade par rapport à lui-même et celle de la société face au malade. Cela entraîne deux types de placements envisageables : placement volontaire et placement d’office.

Cette loi servira de référence durant près d’un siècle et demi tout de même (jusqu’en 1990), même si elle connaîtra des applications de plus en plus restreintes.

 

A comme Art brut

En 1922, le psychiatre Hans Prinzhorn publie le livre Expressions de la folie, après avoir constitué une collection de 5 000 œuvres de 450 personnes internées. Les pièces sont celles d’autodidactes ne possédant bien souvent aucune culture artistique. Intuitives, spontanées, obsédantes, les productions des malades mentaux intriguent.

Une partie de la collection du médecin sera présentée en 1937 par le régime nazi au sein d’une exposition intitulée Art dégénéré. Mais ce n’est pas pour mettre en valeur les propositions artistiques des malades mentaux. Les œuvres des internés sont montrées aux côtés de toiles de peintres modernes, tels que Chagall ou Klee. Le but ici est de ridiculiser certains artistes qui sont pourtant en train de révolutionner la peinture mais qui ne sont pas du goût du Führer.

Les productions des malades mentaux intéressent bientôt les Surréalistes, connus pour leur goût de la liberté et de la transgression. Le poète André Breton, leur chef de file, était d’ailleurs infirmier psychiatrique.

En 1948, le peintre Jean Dubuffet, proche du mouvement Surréaliste, fonde la Compagnie de l’art brut, suivi entre autres par Breton et Jean Paulhan. Il explique ainsi le but de sa démarche : « rechercher des productions artistiques dues à des personnes obscures, et présentant un caractère d’intervention personnelle, de spontanéité, de liberté à l’égard des conventions et des idées reçues. »

Certains artistes bruts entretiennent des liens étroits avec la maladie mentale, c’est le cas d’André Robillard (né en 1932) qui a fabriqué au sein de l’hôpital où il est interné depuis 1951 environ 600 fusils, en récupérant des boîtes de conserve et des dizaines d’objets de son quotidien, dans le but de « tuer la misère ». Certains sont exposés au musée de Lausanne, en Suisse, qui abrite la collection que Dubuffet a constitué sa vie durant.

D’autres artistes bruts n’ont pas été internés, même s’ils sont passés pour des illuminés aux yeux de leurs contemporains. Si tu vas à Chartres, tu admireras par exemple la Maison Picassiette. Pendant vingt-six ans, son propriétaire Raymond Isidore (1900-1964) a récupéré des débris de vaisselle dans des décharges publiques. Il les a utilisés pour couvrir tous les murs de son habitation.

Aujourd’hui, le terme d’Art singulier a supplanté celui d’Art brut. Ces productions ont droit de cité dans les musées d’art contemporain À Dicy et Neuilly-sur-Marne depuis les années 80, à Villeneuve d’Ascq depuis 1997. Aux États-Unis, la ville de Baltimore abrite également un musée consacré à l’Art singulier.

B comme Bipolaire

Emprunté à la physique, le terme bipolaire est employé aujourd’hui pour décrire des troubles de la personnalité appelés auparavant psychose maniaco-dépressive.

Durant la maladie, l’individu passe par des phases d’exaltation importante puis des phases de dépression. Hypermaniaque, il dort peu et fait preuve d’une énergie débordante. Parfois jusqu’à l’agressivité, avec des tendances paranos prononcées. C’est tendu tendu et l’entourage s’épuise. « Mais c’est cela aussi, le trouble mental : le jaillissement en geyser d’une protestation intérieure timide ou longtemps enfouie, l’expression brutale et soudaine d’un refus de se laisser dorénavant manipuler ou détruire, qui se traduisent par un décalage de ton, une hauteur de son, insupportables à des oreilles normales. » (Barbara Yelnick)

Hypomaniaque quelques jours plus tard, voilà la même personne allongée sur le canapé, abattue, se plaignant de douleurs imaginaires, sombrant dans la dépression. « Elle passait maintenant des journées entières – celles où elle parvenait à se lever – dans un fauteuil du salon, un livre sur les genoux, dont je n’étais même pas sûr qu’elle le lisait. » (Claude Yelnick)

Vu ces séances de yoyo effrénées, on peut comprendre que la maladie soit épuisante et éprouvante, pour le malade comme pour son entourage.

Sur les causes qui expliqueraient le surgissement de ces troubles, les scientifiques ne s’accordent pas, même si des thèses concordent concernant une vulnérabilité génétique et la survenue dans la vie d’un stress important, d’un événement impossible à « digérer ».

Une fois le premier épisode de troubles bipolaires installé, le patient présente des risques d’en connaître d’autres dans sa vie. Quand ? Impossible à dire et c’est bien là le problème.

 

B comme Borderline

Dans son album Robots après tout, sorti en 2005, le pétulant et tonitruant Philippe Katerine chante à tue-tête « J’suis bordeline, t’es borderline, il est borderline, nous sommes borderline… ». Tenterait-il de démontrer par la dérision l’universalité d’un état situé à la frontière, à la limite donc… de ce qui pourrait bien ressembler à la folie. C’est vrai que se démener pour conserver un certain équilibre psychique n’est pas tous les jours facile. Mais la frontière entre normalité et anormalité, elle est où docteur ? Car franchement, plus ou moins souvent, plus ou moins longtemps, temporairement heureusement, c’est sûr qu’il y a des jours où nos angoisses, nos peurs prennent le dessus, nous menant parfois à des comportements limite suspects, non ?

On peut penser comme l’inventeur de la psychanalyse, Sigmund Freud, que tous les humains sont plus ou moins névrosés, c’est-à-dire qu’ils souffrent de troubles psychiques mais restent conscients et surtout vivent dans la réalité. C’est ce qui différencie la névrose de la psychose. Dans cette dernière en effet, le patient coupe les liens avec la réalité.

Quelques petites manies sans aller jusqu’au TOC, une ou deux obsessions, tu n’en as pas, toi ? Les petites névroses, on fait avec. Il faut bien. Même pas besoin de médicaments pour les apprivoiser donc. Non mais, vas-tu rester tranquille, toi ! Couchée, névrose. Oui, c’est bien. Voilà. Tiens-toi tranquille, maintenant. Rien de grave donc ? Bah là, non, forcément.

Par contre, le terme borderline (en français, état limite) est de plus en plus souvent employé pour désigner des troubles un peu plus sévères, situés quelque part entre la névrose et la psychose. Oui mais où ? Le Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux propose cette définition : « un schéma envahissant d’instabilité dans les relations interpersonnelles, de l’image de soi et des affects, également marqué par l’impulsivité commençant chez le jeune adulte et présent dans un grand nombre de contextes ». Comme chaque fois ou presque, en psychiatrie, le diagnostic paraît périlleux à établir.

 

C comme Camisole

L’expression fou à lier, qui signifie « complètement fou », apparaît au XVIIe siècle. Elle renvoie aux pratiques répressives nées à l’âge classique, largement décrites par Michel Foucault dans son Histoire de la folie. Quand les fous sont dangereux, il est indispensable de se protéger et de les protéger d’eux-même, au besoin en les entravant.

À la fin du XVIIIe siècle, un certain Guilleret, tapissier à l’hôpital Bicêtre où sont enfermés des « fous furieux » met au point la camisole de force, veste de contention en toile solide destinée à empêcher le malade de se servir de ses bras et des ses mains. Les manches sont croisées par devant et attachées dans le dos.

Paradoxalement, cette camisole est utilisée dans le but de libérer certains malades dangereux, qui étaient jusque-là enchaînés. Cette veste remplace les fers et permet la promenade, par exemple. L’imaginaire collectif a oublié ce qu’était la première utilisation de la camisole. Pourtant, c’est bien ainsi qu’elle est décrite par Pussin, surveillant général à Bicêtre, assistant du docteur Pinel. « Je suis venu à bout de supprimer les chaînes (dont on s’était servi jusqu’alors pour contenir les furieux) en les remplaçant par des camisoles qui les laissent promener et jouir de toute la liberté possible, sans être plus dangereux. »

La deuxième partie du vingtième siècle a vu naître de nombreux médicaments neuroleptiques capables de calmer des malades très agités et de les placer dans un état voisin de la prostration. On parle dorénavant de camisole chimique. Dans certains cas aujourd’hui, quand la chimie ne fait pas effet par exemple, on utilise encore des moyens de contention en psychiatrie. Mais la légendaire camisole de force a été supplantée par des systèmes de ceintures et de bracelets qui retiennent le malade sur son lit.

 

C comme Carnaval

Une fois par an, une part de folie semble avoir droit de citer. Du moins, le déguisement et le renversement de certains codes donnent une touche de fantaisie débridée à notre quotidien trop cadenassé.

Et voici un moment que ça dure. En effet, les carnavals qui se déroulent aujourd’hui aux quatre coins du monde ont des ancêtres fameux. Dans l’Antiquité par exemple, les romains avaient leurs Saturnales, fêtes se déroulant sous l’égide de Saturne, dieu de l’agriculture et du temps. Durant ces dernières, les rôles étaient inversés provisoirement. Les esclaves jouissaient d’une relative liberté et avaient la possibilité de critiquer leurs maîtres.

Carnaval vient du latin médiéval carnelevare qui signifie « enlever la chair ». Je te vois trembler, là ? Rassure-toi. Pas d’allusion ici au dépeçage ou à d’autres horreurs de la sorte. Simplement, le carnaval est lié au calendrier. Il marque, dans le Christianisme, la dernière occasion qu’on a de manger gras (mardi gras, ça te dit quelque chose ?) avant les quarante jours de carême qui mènent jusqu’à Pâques. Pendant quarante jours, aïe, Pas un seul petit morceau de burger ou de croissant chaud, comme aurait pu écrire La Fontaine.

Sur notre planète heureusement, il y a des moments où ça disjoncte. Et si les carnavals n’ont pas tous la même tête, ils ont en commun cette volonté de renversement des codes établis et font le plus souvent la part belle au travestissement. Une façon aisée de devenir celui ou celle qu’on aurait toujours rêvé d’être.

Des femmes en hommes. Des hommes en femmes. Dunkerque semble en avoir fait sa spécialité. Les Carnavaleux déambulent dans les rues plusieurs jours durant en musique. Si tu veux avoir une idée de l’ambiance et que tu ne puisses pas aller à Dunkerque, je te conseille de regarder Karnaval, premier film de Thomas Vincent et premier grand rôle de Sylvie Testud.

Rio est également une ville carnavalesque fameuse. Pendant quatre jours, toutes les écoles de samba de la ville défilent. En 2012, pas moins de 2,5 millions de personnes ont participé au plus couru des défilés du carnaval. C’est un des grands événements touristiques du Brésil.

Maintenant, si les sifflets de la samba te saoulent et que tu veuilles offrir à ta moitié un joli cadre pour faire grandir votre amour, lorgne plutôt vers Venise. Apparu vers le Xe siècle, disparu longtemps puis recréé dans les années 70, le carnaval de la « Sérénissime » est un des plus réputés au monde.

 

C comme Charenton, etc.

Un certain nombre de lieux sont liés à la folie. Parfois, ces derniers sont devenus presque « mythiques ».

Les Petites maisons, tel est le nom d’un asile d’aliénés ouvert dans le quartier Saint-Germain-des-Prés au XVIe siècle, que La Fontaine, Voltaire ou Boileau évoquent dans leurs œuvres respectives.

Nicolas Boileau ouvre par exemple sa quatrième Satire ainsi :

« D’où vient, cher Le Vayer, que l’homme le moins sage

Croit toujours seul avoir la sagesse en partage,

Et qu’il n’est point de fou, qui, par belles raisons,

Ne loge son voisin aux Petites-Maisons ? »

Philippe Pinel (1745-1826) qui est considéré comme le fondateur de la psychiatrie officiait à la Salpêtrière tout comme Jean-Baptiste Charcot (1825-1893), connu pour ses recherches autour de l’hystérie. Étienne Esquirol (1772-1840), disciple de Pinel, inspirateur de la loi de 1838 sur l’internement, travaillait quant à lui à Charenton.

Charenton est devenu un hôpital multipolaire aujourd’hui, comme La Salpêtrière, mais ces noms restent liés étroitement à l’histoire de la folie, de grands médecins s’y étant succédés.

L’hôpital Saint-Anne constitue quant à lui un véritable quartier dédié à la santé mentale, dans le 14e arrondissement de Paris. C’est un lieu de recherche, de traitement et d’enseignement. Aujourd’hui, plus de 3 000 personnes y travaillent.

Le château de Saint-Alban-sur-Limagnole en Lozère occupe une place atypique dans l’histoire des établissements psychiatriques. Ouvert dès le XIXe siècle, il a connu un essor après l’arrivée du psychiatre catalan François Tosquelles en 1939. Cet homme est considéré comme l’un des inventeurs de la psychothérapie institutionnelle. Il a contribué à faire de Saint-Alban un lieu ouvert. Les malades pouvaient en effet sortir et se rendre librement au village à une époque. Des ateliers d’art brut ont vu le jour là-bas. Enfin, certains résistants s’y sont cachés durant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, cet hôpital qui porte le nom de François Tosquelles est redevenu un établissement classique.

C comme Conviction

Le délire est l’un des éléments qui caractérise les psychoses. Il apparaît dans un grand nombre de pathologies mentales. Le patient s’éloigne de la réalité. Il évolue à côté.

Dans son livre l’Intranquille, le peintre Gérard Garouste raconte les rapports qu’il entretient avec sa folie. L’artiste souffre en effet de troubles mentaux. Reprenant les mots d’un médecin, il avance cette définition : « Psychopathe. Qui imagine le monde à sa manière. » Un peu plus loin, il écrit également : « J’ai forgé des résistances et des abris. Je sais déserter le réel quand il est trop dur, je me laisse happer par mes idées, mes histoires. Je rentre en moi. »

Que le malade soit face à des hallucinations visuelles ou auditives comme dans la schizophrénie, que son délire soit une construction portée par son imagination ou que ce dernier soit ancré autour d’une logique implacable, comme dans la paranoïa, la conviction qui porte certains patients se révèle assez déstabilisante. La psychiatrie emploie d’ailleurs le terme de « conviction délirante » pour décrire ce type de sentiment de certitude absolue d’une idée délirante.

En 1997, Nicolas Philibert tourne un documentaire, La moindre des choses, pour capter la vie quotidienne des malades accueillis à la clinique de La Borde. Les patients sont en train de répéter avant de présenter un spectacle de théâtre. L’un d’entre eux s’avance. Face caméra, il sème le doute dans l’esprit du spectateur avec une force de conviction étonnante. Il s’interroge. Qui est fou ? Lui ou ceux qui justement l’ont jugé comme tel. Selon quels critères ? Penser l’inverse ne serait-il pas plus cohérent, justement ? Troublant !

 

C comme Cri

Cri et folie sont souvent associés, même si certains troubles mentaux sont plutôt silencieux (mélancolie, dépression). Crier, c’est sortir de soi-même, être hors de soi donc, perdre le contrôle. Et le cri est une manifestation fréquente dans certaines pathologies. C’est un des symptômes de l’hystérie par exemple, théorisée au XIXe siècle par Charcot. Dans le langage courant aujourd’hui, quelqu’un d’hystérique est une personne incontrôlable et vociférante.

En 1893, le peintre norvégien Edward Munch, considéré comme un des pionniers du mouvement expressionniste, achève une toile qui va révolutionner la peinture moderne. Intitulée Le Cri, elle présente au premier plan un personnage (homme ou femme ?) se tenant la tête à deux mains, en train de hurler. De peur, d’horreur ? Autour de lui, le paysage est déformé, contaminé par les sensations qui traversent le personnage du premier plan. Ce dernier a perdu une part de sa forme humaine.

Ce tableau occupe une place fondamentale dans l’histoire de l’art. C’est la première fois qu’on voit des sentiments, des sensations apparaître avec autant de crudité. Munch représente ici un être humain aux prises avec une crise d’angoisse face au monde moderne.

Il existe quatre versions de ce tableau. En haut d’une d’entre elles, Munch a écrit la phrase suivante : « Seul un fou peut avoir peint ceci. »

Cette toile est étroitement liée à la vie de l’artiste. Et il ne reviendra jamais à ce type de peinture. Munch relate dans son journal que l’idée de ce tableau tient à une expérience qu’il a vécue. En promenade, il s’est laissé distancer par ces deux compagnons. Il a entendu un cri, lui étant déjà plongé dans un profond état d’angoisse. Le Cri est la traduction picturale de ce qu’il a ressenti.

En 2012, une des quatre versions de cette toile a été vendue par Sotheby’s à New York pour près de 120 millions de dollars. C’est le record de vente d’un tableau aux enchères.

(La suite au prochain épisode…)

Benoît BROYART

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