Maldoror et moi

Dinan avec texte

Image de Laurent Richard, Texte de Benoît Broyart

Après des semaines de travail, notre dossier Maldoror est parti en lecture chez notre éditeur. C’est toujours des périodes un peu tendues durant lesquelles il est difficile de poursuivre le travail déjà entamé. Forcément, on doute…

Pour cette nouvelle collaboration envisagée avec Laurent Richard, après notre roman graphique autour de la vie d’Artaud qui sortira en septembre 2019 dans la belle collection 1000 Feuilles des éditions Glénat, j’ai la chance d’avoir pu bénéficier d’une bourse du Centre National du Livre que je remercie. Il y a un côté rassurant à avoir ce type d’encouragement. On se dit qu’on doit continuer à forer, que le projet tient debout. Cela me permet, avant d’envisager un découpage, pour cela nous attendrons la réponse de l’éditeur, en espérant qu’elle soit positive et enthousiaste, de faire tout le travail de documentation afin d’obtenir un personnage assez épais. Comme chaque fois, je « ratisse » large, multiplie sur le sujet envisagé les lectures, visionnages de films. C’est passionnant de prendre ce grand bazar comme matière première, de tenter de s’en nourrir pour en tirer une matière première dense mais souple. Sans doute un de mes moments préférés. On ouvre toutes les portes en grand.

Pour vous donner un peu plus d’éléments, voici le synopsis du roman graphique.

Synopsis

À dix-sept ans, Martin est un ado ordinaire, un peu sombre, timide et un plutôt solitaire. Il vit dans une maison avec son père, une maison mitoyenne coincée dans un ensemble suburbain sans personnalité, pas très loin de l’océan. Martin se rend au lycée sans motivation, comme une bonne part des ados de son âge. Il va faire la rencontre d’un livre et d’un univers fascinant, celui des Chants de Maldoror. Et ces derniers vont bouleverser sa vie, au sens propre. Car au-delà de la simple identification qui paraît évidente, Martin va devenir vraiment, petit à petit, ce Maldoror qui lui plaît tant, dont il revendique la noirceur. Sa perception du monde va changer, ses interactions avec les autres, sa famille, ses amis. Reviendra-t-il de son périple ? Et en quel état ? À quel point sera-t-il marqué par l’univers fantastique du livre dans lequel il est entré ?

Au début, c’est une partie de l’univers de Martin qui envahit les chants, mouvement logique. C’est lui qui marche dans les pas du héros maléfique. Mais bientôt, et c’est plus problématique, l’univers décrit par Lautréamont contamine la réalité de Martin. D’abord par quelques signes légers puis en profondeur.

 

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